• Skip to primary navigation
  • Skip to main content
  • Skip to primary sidebar

Sylvie Lopez-Jacob

Exercices philosophiques

  • Accueil
  • Actualités
  • Publications
  • Activités
    • Biographie
    • Enseignement
    • Recherche
  • Visuels
  • Contact

Les images-phénomènes dans Barberousse, de Kurosawa Akira

A lire dans Artpress2, n°46

Publié par: Artpress
Catégorie(s): Revue
Date de parution: 08-2017
La pensée chinoise, souligne François Jullien, «ne sépare jamais entièrement le fait d’advenir (comme phénomène) de celui de reproduire (comme image)». Ainsi, la peinture chinoise délaisse les formes pour les formations, qui sont «ces modifications sans fin auxquelles sont en proie la montagne et l’eau».
La pensée chinoise, souligne François Jullien, «ne sépare jamais entièrement le fait d’advenir (comme phénomène) de celui de reproduire (comme image)». Ainsi, la peinture chinoise délaisse les formes pour les formations, qui sont ces «modifications sans fin auxquelles sont en proie la montagne et l’eau». Elle peint la transition, l’émergence, le passage «entre il y a-il n’y a pas». L’image picturale n’est plus une trace mais un tracé, elle n’est plus la manière dont une réalité se reflète et se fixe, «réifiée dans une forme », mais l’élan par lequel elle se constitue et advient. L’image devient « image-phénomène » et François Jullien traduit par ce terme un terme chinois qui « suffit à couper court à une conception mimétique de l’image ».
Si l’image-phénomène rend compte d’une peinture qui puise dans le souffle-énergie sa puissance, peut-on étendre celle-ci et l’emploi du mot qui la nomme au cinéma ?
Certains, comme Pierre-Yves Bourdil, assure que « le cinéma ne se débarrasse jamais des images ». Avec elle, la représentation reste en jeu qui interroge le film sur son adéquation au réel, pour la revendiquer ou s’en défendre. La recherche de la vérité a ainsi sa méthode, et son antidote. Le réalisme a, chez Bazin, ses précautions d’usage et la modernité encourage l’image au repli. L’image n’a plus besoin d’être juste, si elle est juste une image, et le film se désintéresse de la vérité en même temps qu’il se détourne de la représentation. Dès lors, le cinéma échappe-t-il à l’image-phénomène, en restant tout au plus image de phénomènes par les mouvements qu’il sait capter, ou s’échappe-t-il, grâce à elle, du cadre où analystes et théoriciens l’enferment ? 

Primary Sidebar

Les derniers articles

Catégories

  • Cinéma (19)
  • Divers (31)
  • exposition (3)
  • Pratique martiale (4)
  • Publications (8)

Nuage de mots-clés

Analyse filmique Art dessin Eduquer Espace exposition Image Kurosawa Akira livre spectacle

Archives

  • août 2025
  • juillet 2025
  • février 2025
  • décembre 2024
  • novembre 2024
  • septembre 2024
  • juin 2024
  • avril 2024
  • janvier 2024
  • novembre 2023
  • octobre 2023
  • mai 2023
  • avril 2023
  • mai 2022
  • juillet 2021
  • avril 2021
  • septembre 2020
  • mai 2020
  • avril 2020
  • mars 2020
  • décembre 2019
  • octobre 2019
  • septembre 2019
  • août 2019
  • juillet 2019
  • juin 2019
  • décembre 2018
  • août 2018
  • juillet 2018
  • avril 2018
  • mars 2018
  • janvier 2018
  • décembre 2017
  • novembre 2017
  • juillet 2017
  • juin 2017
  • mars 2017
  • juin 2015

Copyright © 2017–2025 Sylvie Lopez Jacob - Design BorderTop · Mentions légales